lundi 12 novembre 2018

Entrée


Territoires : De l'Empire au village

par 

Jacques Richard


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Dernière publication : 7 novembre 2018

Blog créé le 22 février 2014





Questions d'histoire



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Dernière publication : 12 novembre 2018

Blog créé le 29 novembre 2015













































QH 39. A propos du traité de Versailles (1919)

Quelques remarques sur un article historique de Guy Konopnicki dans Marianne


Classement : histoire du XX° siècle ; Première Guerre mondiale ; traités ; Deuxième Guerre mondiale


*Guy Konopnicki, « Le traité de Versailles efface l’Europe de Metternich », Marianne n° 1130, 9 novembre 2018, pages 60-61

Textes
a) « Clemenceau considère le Rhin comme la frontière naturelle. Il entend donc détacher la Sarre […] et séparer la Rhénanie, pour en faire un Etat indépendant, qui ressemble fort à la Confédération du Rhin, imposée par Napoléon en 1806. » (page 60)

b) « Il faut donc tout donner à ces peuples qui s’étaient soulevés en 1848, contre ces Habsbourg maudits, qui avaient dessiné la carte de l'Europe à Vienne, sur fond de défaite et d’humiliation de la France. [il évoque ensuite : la création de la Tchécoslovaquie, le dépeçage de la Hongrie, la création du royaume de Serbie (future Yougoslavie]. » (page 61, colonne 1)

c) « La Pologne s’est servie elle-même, récupérant la totalité de la Galicie autrichienne et repoussant les bolcheviks russes ; elle renaît, après deux siècles, sur le plus vaste territoire de son histoire. » (page 61, colonne 3)

d) « Ainsi dessinée la carte de l'Europe prépare directement une nouvelle guerre, par l’humiliation de l’Allemagne et le démantèlement de l’Autriche-Hongrie. » (page 61, colonne 3)

Analyse
Texte a) Une erreur factuelle (la Confédération du Rhin)
Konopnicki fait ici une erreur relevant du pédantisme ; il y a d’autant moins de rapport entre la Confédération du Rhin de 1806 et la Rhénanie de 1918 qu’en 1806, la France (l’Empire français de Napoléon) inclut la totalité des territoires allemands à l’ouest du Rhin, ainsi que le littoral de la mer du Nord jusqu’au Danemark (Brême et Hambourg, notamment) ! La Confédération du Rhin regroupe les Etats allemands amis de la France, c'est-à-dire tous, à l’exception de l’Autriche et de la Prusse ; ils sont tous situés à l’est du Rhin.

Texte d) Une approximation conceptuelle (le traité de Versailles cause de la guerre)
L’idée que « le traité de Versailles est la cause d’une humiliation de l’Allemagne, donc la cause de la Deuxième Guerre mondiale » est un lieu commun de faible intérêt.
Tout d’abord, les nationalistes allemands se sont sentis « humiliés » non pas à partir du traité de Versailles, mais dès le mois de novembre 1918, lorsque l’armistice a été considéré comme un « coup de poignard dans le dos d’une armée victorieuse ». Pour eux, l’armée allemande n’a pas été vaincue, mais trahie par les soldats mutinés de cette période, ainsi que par les politiciens de gauche, juifs, républicains, etc. Le traité de Versailles est finalement secondaire dans cette perspective ; néanmoins, il fera l’objet d’une propagande systématique, en partie fondée du reste (« Diktat »). L’erreur des Alliés a été de ne pas envahir l’Allemagne et de ne pas écraser l’armée allemande.
En second lieu, on peut admettre que par le biais de la propagande nationaliste, le traité de Versailles ait joué un rôle dans l’avènement du régime nazi ; mais c’est encore un rôle secondaire, car le facteur essentiel a été la crise de 1929 (et les politique d’austérité des gouvernements de droite, plus ou moins nationalistes, du reste) et le chômage de masse qui a touché l’Allemagne.

Textes b et d) Un lieu commun (pourquoi l'Autriche-Hongrie n'a-t-elle pas été maintenue ?
Konopnicki brode ici sur le thème du « démantèlement fâcheux de l’Autriche-Hongrie », dans lequel sont incriminés à la fois les Français (et notamment Clemenceau) et les nationalistes d’Europe centrale (Polonais, Tchèques, Serbes, notamment).
Il est certain que, si on se place du point de vue de Sirius (ou du point de vue de l’observateur « impartial » de la fin du XX° siècle), le démantèlement de l’Autriche-Hongrie n’a pas été nécessairement la meilleure chose du monde (voir le livre de François Fejtö sur le sujet), que l’Autriche-Hongrie d’avant 1914 constituait un cadre civilisationnel plutôt bon, etc. etc. Néanmoins, il laissait tout de même aux dirigeants hongrois une grande liberté d’oppression sur leurs minorités (Slovaques, Roumains, Croates) et ces mêmes dirigeants avaient bloqué toute évolution de la « Double monarchie » vers une « Monarchie multiple » (qui aurait donné l’égalité aux Polonais de Galicie, aux Tchèques de Bohême, aux Croates, etc.). Le choix de suivre l’Allemagne en 1914 et de subir la défaite en 1918 pouvait difficilement aboutir au maintien d’une entité austro-hongroise même renouvelée : il est évident que la perspective de l’indépendance était plus attractive (quoiqu’en partie fallacieuse). Qui aurait-pu être le vecteur de cette idée ? Ni les Austro-allemands, ni les Hongrois, bien sûr, ni les anciennes minorités… Seuls les vainqueurs pouvaient l’être. Mais il aurait fallu beaucoup d’intelligence pour comprendre que le principe des nationalités (soutenu par Wilson) aurait été mieux préservé dans un cadre confédéral que dans le cadre des Etats-nations, et de toute façon, il aurait fallu lutter avec les forces vives des nationalités minoritaires qui étaient pour l’indépendance.
A mon avis, le « reproche » d’avoir démantelé l’Autriche-Hongrie a une certaie valeur théorique, mais absolument aucune sur le plan politique si on se place dans le monde de 1918.

Texte c) un autre lieu commun (pourquoi la Pologne existe-t-elle ?)
Ici on a droit au couplet anti-polonais (que l’on trouve par exemple chez Gérard Noiriel dans La Tyrannie du national, voir la page Gérard Noiriel et la Pologne 2 : erreurs et approximations) ; il est clair que les Polonais ne sont pas des anges, mais je ne vois pas au nom de quoi on peut leur reprocher d’avoir voulu recréer un Etat détruit en 1795 seulement, volonté proclamée (en actes et en paroles) de 1795 à 1918 ! Comment auraient-ils pu ne pas profiter de la situation de 1918, qu’ils soient du côté austro-allemand (comme Pilsudski) ou du côté allié (comme Dmowski). Là encore, c’est de l’histoire-fiction, inutile et inepte, qui se trouve en arrière-plan de tels énoncés.
Quant à l’assertion selon laquelle la Pologne de 1923-1939 contrôlait « le plus vaste territoire de son histoire. », elle n’est vraie que si on réduit la Pologne d’avant les partages au « royaume de Pologne » en excluant le « duché de Lithuanie » ; or, à sa plus grande extension, en 1634, la « République des Deux nations » incluait les régions autour de Kiev, Poltawa, Tchernigov, Smolensk, Minsk, atteignant les approches de Riga au nord, tous territoires qui se trouvaient hors des frontières de la Pologne de l'entre-deux-guerres.



Création : 12 novembre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 39. A propos du traité de Versailles (1919)
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mercredi 7 novembre 2018

71. Sur un usage abusif du mot « migrant »

Quelques remarques à propos d’une remarque de Christian Chavagneux (Alternatives économiques) sur les Gaulois, présentés comme des « migrants »


Classement : terminologie




Référence
*Christian Chavagneux, « Une histoire des rapports de force sociaux », Alternatives économiques, novembre 2018, page 102
Il s’agit d’un compte-rendu du livre de Gérard Noiriel Une histoire populaire de la France De la guerre de Cent ans à nos jours (Agone, 2018).

Texte
« Impossible, bien évidemment de résumer un tel ouvrage, magnifique synthèse des connaissances existantes, dans laquelle les rapports de force économiques jouent un rôle important.
Nos ancêtres étaient moins des Gaulois que des migrants venus s’installer sur le territoire aujourd'hui baptisé France. On plonge dans les grands domaines francs où l’esclavage fait vivre les rentiers. Passons directement au XIV° siècle […] »

Analyse
On peut se demander quelle est est l’utilité de cette évocation concomittante de la question de « Nos ancêtres les Gaulois » et des « migrants ».
En l’occurrence, l’utilité est d’ordre idéologique : il s’agit de promouvoir le point de vue partagée par Chavagneux et Noiriel (je suppose que Chavagneux n’outrepasse pas le propos de Noiriel), selon laquelle les migrations, c’est bien (en même temps, il s’agit de contribuer à la « déconstruction » du « mythe gaulois » dans l’histoire de France (elle-même à déconstruire).
Donc, les « Gaulois » furent « des migrants », à moins qu’il pense à des ancêtres encore plus lointains, les Homo sapiens, venus d’Afrique.
Je suppose qu’en arrière-plan de l’énoncé de Chavagneux se trouve l'idée selon laquelle les descendants de migrants accueillis jadis ou naguère se doivent d’être accueillants pour les migrants plus récents, ou alors ils ne sont vraiment pas « bien ». Descendants de migrants, nous nous devons donc d’être accueillants pour les migrants actuels.
Ce point de vue confusionniste ne fait ni de la bonne histoire (les Celtes sont évidemment venus d’ailleurs, vers 600-500 avant Jésus-Christ, mais il n’y a aucun intérêt à les appréhender sous le terme totalement anachronique de « migrants », pourquoi pas les soldats, puis les colons romains, dans ce cas), ni de la bonne politique (c’est beaucoup trop moralisateur et terriblement abstrait).



Création : 7 novembre 2018 (reprise d'une page analogue sur le blog Questions d'histoire, 
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Territoires
Page : 71. Sur un usage abusif du mot « migrant »
Lien : https://jrichardterritoires.blogspot.com/2018/11/sur-un-usage-abusif-du-mot-migrant.html








dimanche 4 novembre 2018

QH 38. « Nos ancêtres les Gaulois » selon Christian Chavagneux

Quelques remarques à propos d’une remarque de C. Chavagneux (Alternatives économiques) sur les Gaulois


Classement : Nos ancêtres les Gaulois ; Gaulois ; Gaule ; histoire de France




Ceci est un complément aux pages « Nos ancêtres les Gaulois » (lien), consacrées au traitement de l’histoire des Gaulois dans les manuels scolaires des années 1870 à 1960 ; pages dans lesquelles je montre que l’expression « Nos ancêtres les Gaulois » n’est presque jamais utilisée dans les manuels de l’enseignement primaire.

Référence
*Christian Chavagneux, « Une histoire des rapports de force sociaux », Alternatives économiques, novembre 2018, page 102
Il s’agit d’un compte-rendu du livre de Gérard Noiriel Une histoire populaire de la France De la guerre de Cent ans à nos jours (Agone, 2018).

Texte
« Impossible, bien évidemment de résumer un tel ouvrage, magnifique synthèse des connaissances existantes, dans laquelle les rapports de force économiques jouent un rôle important.
Nos ancêtres étaient moins des Gaulois que des migrants venus s’installer sur le territoire aujourd'hui baptisé France. On plonge dans les grands domaines francs où l’esclavage fait vivre les rentiers. Passons directement au XIV° siècle […] »

Analyse
La contribution de C. Chavagneux au débat sur « Nos ancêtres les Gaulois » est assez courte (une ligne et demie environ, mise ci-dessus en gras). On peut se demander quelle est en est l’utilité ; il est évident qu’on ne peut pas traiter, même succinctement, le sujet en si peu de place.
En l’occurrence, l’utilité est d’ordre idéologique : il s’agit de promouvoir le point de vue partagée par Chavagneux et Noiriel (je suppose que Chavagneux n’outrepasse pas le propos de Noiriel), selon laquelle les migrations, c’est bien.
Donc, les « Gaulois » furent « des migrants », à moins qu’il pense à des ancêtres encore plus lointains, les Homo sapiens, venus d’Afrique.
Je suppose qu’en arrière-plan de l’énoncé de Chavagneux se trouve l'idée selon laquelle les descendants de migrants accueillis jadis ou naguère se doivent d’être accueillants pour les migrants plus récents, ou alors ils ne sont vraiment pas « bien ». Descendants de migrants, nous nous devons donc d’être accueillants pour les migrants actuels.
Ce point de vue confusionniste (grâce à l’usage d’un terme à usage universel) ne fait pas de la très bonne politique (c’est beaucoup trop moralisateur et terriblement abstrait) ; et ça ne fait pas non plus de la très bonne histoire (les Celtes sont évidemment venus d’ailleurs, vers 600-500 avant Jésus-Christ, mais il parait peu approprié de les « essentialiser » sous le terme de « migrants », alors qu’ils étaient sédentarisés depuis un certain temps au moment où en – 58, César a commencé  à s’intéresser à leurs affaire).
Christian Chavagneux ne nous indique pas non plus si les Romains (les soldats de César notamment) doivent aussi être considérés comme « des migrants ».



Création : 4 novembre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 38. « Nos ancêtres les Gaulois » selon C. Chavagneux
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vendredi 26 octobre 2018

QH 37. « Nos ancêtres les Gaulois » (Armand Colin, 1933)

Quelques remarques sur un manuel d’enseignement primaire de l’entre-deux-guerres


Classement : manuels scolaires




Ceci est une des pages « Nos ancêtres les Gaulois », dans lesquelles je présente le contenu relatif aux Gaulois de manuels scolaires (niveau primaire) de diverses époques.

Je présente ici le manuel de cours moyen 2ème année des éditions Armand Colin, 1933.

Référence
*Ernest Lavisse, Histoire de France CM2 et Certificat d’Etudes Classe de 7ème des lycées et collèges (Garçons et Jeunes filles), avec la collaboration de Pierre Conard, Paris, Armand Colin, 1933 (1ère édition)
Cet ouvrage est sans doute une réfection du manuel de cours moyen dont la 17ème édition (du vivant de Lavisse) date de 1921.

Les auteurs
*Ernest Lavisse (1842-1922)
*Pierre Conard (1878-1950), agrégé d’histoire, docteur ès-lettres. ; professeur au Lycée Lakanal puis maître de conférences à l'École normale supérieure de Sèvres

Table des matières 
1 Les temps préhistoriques
Livre premier L’Antiquité
6 L’Egypte et les Egyptiens
12 Les autres peuples de l’ancien Orient
19 Les Grecs et la civilisation grecque
28 Les Romains, civilisateurs de l’Occident
Livre II Les origines de la France
37 La Gaule indépendante et la Gaule romaine (des origines au V° siècle)
47 Les Mérovingiens (481-752)
53 Les Carolingiens (752-987)
Livre III La France du X° au XV° siècle
Livre IV Renaissance et Réforme
Livre V L’absolutisme
Livre VI La Révolution et l’Empire
Livre VII La France contemporaine [de la Restauration à la « Grande Guerre »]

Table du livre II Chapitre V : La Gaule indépendante et la Gaule romaine
I La Gaule avant la conquête romaine
Les temps préhistoriques
L’invasion des Gaulois
Mœurs des Gaulois
Le peuple, les esclaves et les nobles
Les druides
La Gaule menacée par les Germains et les Romains
II La conquête romaine (58-51 avant J.-C.)
César en Gaule
Vercingétorix
La politique des Romains en Gaule
III La Gaule romaine

Texte








Analyse et commentaires
A venir





Création : 26 octobre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 37. « Nos ancêtres les Gaulois » (Armand Colin, 1933)
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mercredi 10 octobre 2018

QH 36. Michel Onfray débarque-t-il ?

Quelques remarques sur une théorie de Michel Onfray à propos du débarquement du 6 juin 1944


Classement :




Référence
*Michel Onfray, Solstice d'hiver : Alain, les Juifs, Hitler et l'Occupation, L'Observatoire, 2018, 112 p. (ISBN 979-10-329-0363-6)

Texte
Dans ce livre consacré à l’antisémitisme d’Alain, Onfray évoque assez longuement les événements de 1944 en Normandie, affirmant notamment que le débarquement du 6 juin 1944 n’a eu lieu que pour empêcher les Soviétiques de trop progresser en Europe ; il dit même que ce débarquement « est le premier acte de la guerre froide ».

Commentaire
Cette vision de la fin de la Seconde Guerre mondiale est assez curieuse ; elle relève plus de la discussion de café du Commerce que de la recherche historique.
A lire Onfray, en effet, on a l’impression que les Etats-Unis et l’URSS combattaient l’Allemagne nazie sans avoir aucune relation entre eux, qu’ils agissaient de façon totalement séparée (l’URSS luttant à mort contre l’Allemagne, pendant que les Etats-Unis se contentaient de compter les points).
Il semble oublier que les Etats-Unis étaient en train de lutter de façon assez dure avec le Japon dans le Pacifique (Japon à qui l’URSS n’avait pas encore déclaré la guerre : cela n’aura lieu qu’en avril 1945).
Il semble aussi oublier que les Américains avaient déjà ouvert un front en Italie à partir de l’Afrique du Nord, s’emparant de la Sicile en septembre 1943.
Il semble enfin ignorer qu’en dehors de communications téléphoniques ou télégraphiques, Staline, Roosevelt et Churchill s’étaient rencontrés à Téhéran à la fin de novembre 1943 et que c’est à ce moment que fut décidée, d’un commun accord, l’ouverture d’un nouveau front à l’ouest de l’Europe, étant donné que la progression des Alliés en Italie était difficile et ne pourrait pas soulager rapidement l'effort de guerre soviétique.
Il paraît donc difficile de parler du débarquement en Normandie comme d’un « acte de guerre froide » (dans ce cas, on pourrait aussi bien dire que l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1941, décidée sans en référer à Staline, avait été « le premier acte de la guerre froide ») ;



Création : 10 octobre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 36. Michel Onfray débarque-t-il ?
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mardi 18 septembre 2018

QH 35. « Nos ancêtres les Gaulois » (Delagrave, 1959)

Quelques remarques sur un manuel d’enseignement primaire du commencement de la V° République


Classement : manuels scolaires




Ceci est une des pages « Nos ancêtres les Gaulois », dans lesquelles je présente le contenu relatif aux Gaulois de manuels scolaires (niveau primaire) de diverses époques.

Je présente ici un manuel de cours moyen des éditions Delagrave, dans le cadre du programme de 1945.

Référence
*Martial et Simone Chaulanges, Histoire de France Cours moyen, Paris, Delagrave, 1959

Les auteurs
Martial Chaulanges (1903-1983), ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, reçu 2ème à l’agrégation d’Histoire en 1938 ; par la suite inspecteur général ; responsable de collection aux éditions Delagrave.
Simone Chaulanges (????), ancienne élève de l’ENS de Fontenay-aux-Roses

Table des matières (début de l’ouvrage)
1ère leçon Bien avant les Gaulois
1. Au temps de la pierre « taillée »
2. Au temps de la « pierre polie »
3. A l’âge des métaux
4. Les temps préhistoriques ont une durée immense
2ème leçon Au temps des Gaulois et des Romains
1. Les Gaulois ne sont pas les premiers habitants de notre pays
2. La Gaule était très différente de notre France actuelle
3. Les Gaulois n’étaient pas unis entre eux
4. Ils ne surent pas résister aux Romains qui occupèrent la Gaule (58-52 avant Jésus-Christ)
5. La Gaule devenue romaine

Texte
Je reproduis ici les pages 5 et 6 du manuel (Leçon 2, 1 à 4)


Analyse et commentaires
On note une certaine dévalorisation de l'importance du thème des Gaulois (alors que la Préhistoire est revalorisée). 

Pages de la série (dans l'ordre chronologique)


Création : 18 septembre 2018
Mise à jour :
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Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 35. « Nos ancêtres les Gaulois » (Delagrave, 1959)
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.com/2018/09/nos-ancetres-les-gaulois-delagrave-1959.html