mardi 18 septembre 2018

Entrée


Territoires : De l'Empire au village

par 

Jacques Richard


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Dernière publication : 3 mai 2017

Blog créé le 22 février 2014





Questions d'histoire



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Dernière publication : 18 septembre 2018

Blog créé le 29 novembre 2015








































QH 35. « Nos ancêtres les Gaulois » (Delagrave, 1959)

Quelques remarques sur un manuel d’enseignement primaire du commencement de la V° République


Classement : manuels scolaires




Ceci est une des pages « Nos ancêtres les Gaulois », dans lesquelles je présente le contenu relatif aux Gaulois de manuels scolaires (niveau primaire) de diverses époques.

Je présente ici un manuel de cours moyen des éditions Delagrave, dans le cadre du programme de 1945.

Référence
*Martial et Simone Chaulanges, Histoire de France Cours moyen, Paris, Delagrave, 1959

Les auteurs
Martial Chaulanges (1903-1983), ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, reçu 2ème à l’agrégation d’Histoire en 1938 ; par la suite inspecteur général ; responsable de collection aux éditions Delagrave.
Simone Chaulanges (????), ancienne élève de l’ENS de Fontenay-aux-Roses

Table des matières (début de l’ouvrage)
1ère leçon Bien avant les Gaulois
1. Au temps de la pierre « taillée »
2. Au temps de la « pierre polie »
3. A l’âge des métaux
4. Les temps préhistoriques ont une durée immense
2ème leçon Au temps des Gaulois et des Romains
1. Les Gaulois ne sont pas les premiers habitants de notre pays
2. La Gaule était très différente de notre France actuelle
3. Les Gaulois n’étaient pas unis entre eux
4. Ils ne surent pas résister aux Romains qui occupèrent la Gaule (58-52 avant Jésus-Christ)
5. La Gaule devenue romaine

Texte
Je reproduis ici les pages 5 et 6 du manuel (Leçon 2, 1 à 4)


Analyse et commentaires
On note une certaine dévalorisation de l'importance du thème des Gaulois (alors que la Préhistoire est revalorisée). 

Pages de la série (dans l'ordre chronologique)



Création : 18 septembre 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 35. « Nos ancêtres les Gaulois » (Delagrave, 1959)
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.com/2018/09/nos-ancetres-les-gaulois-delagrave-1959.html








lundi 11 juin 2018

QH 34. Quand Jack Dion condamne la guerre froide

Quelques remarques sur une figure de style historique


Classement : épistémologie de l’histoire ; rhétorique de l’écriture historique




Référence
*Jack Dion, « OTAN en emporte le vent atlantiste », Marianne, n° 1108, 8 juin 2018, page 54
Dans cette chronique, Jack Dion évoque les manœuvres de l’OTAN (« Coup de sabre ») qui ont lieu actuellement (juin 2018) dans des pays limitrophes de la Russie. Il admet que la politique étrangère russe laisse à désirer, mais conclut un paragraphe de la façon suivante :

Texte
 « Encore faut-il se demander si la bonne réponse est une nouvelle mouture de la guerre froide qui jadis, a mis la planète au bord de l’explosion. »

Analyse
Une erreur conceptuelle
Elle ne porte pas sur la valeur de l’opinion exprimée par Jack Dion (il ne faut pas refaire avec la Russie de Poutine ce qui a été fait avec l’URSS de l’après-guerre), mais sur la formulation de cette phrase, dans laquelle l’auteur utilise une figure de rhétorique tout à fait inappropriée : la transformation d’un concept en agent historique effectif.
En effet, la « guerre froide » est et n’est qu’un concept, un moyen d’analyser et surtout de décrire une situation historique donnée : le conflit entre l’URSS et les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale, conflit qui s’est terminé par l’effondrement du camp soviétique en 1989 et même la dislocation de l’URSS en 1991.
A proprement parler, la « guerre froide » n’a pas existé dans la réalité ; ce qui a existé, ce sont des décisions stratégiques et tactiques dans un conflit sans guerre directe entre les deux protagonistes, donc fondé sur des modes relativement non violents de combat (espionnage, recherche de « protégés »…).
Mais il y avait aussi une composante importante : la détention par les deux puissances d’un armement nucléaire équivalent, de sorte qu’un lieu commun sur cette époque est de penser que « la planète [était] au bord de l’explosion ». Mais, en tant que concept, la « guerre froide » n’aurait pu y être pour rien, à supposer que ce lieu commun ait eu la moindre valeur.
Une erreur factuelle
En fait, le conflit a été entre autres fondé sur la « stratégie de la dissuasion nucléaire » : l’idée que l’utilisation par un des deux de l’arme nucléaire provoquerait des représailles nucléaires telles que cette arme ne pouvait pas rationnellement être utilisée en premier.
Le mode conflictuel de cette époque excluait la guerre nucléaire comme solution rationnelle.
Mais on ne peut pas dire pour autant que « la guerre froide » ait empêché la guerre nucléaire, car les acteurs effectifs du processus étaient les gouvernements américains et soviétiques, et non pas un concept mis au point par des journalistes plutôt que par des historiens.

Autres exemples de cette erreur conceptuelle
Une erreur analogue est commise par certains auteurs qui font de « la Révolution française » un agent historique effectif : « la Révolution française ne pouvait que déboucher sur la Terreur ». Il me semble qu’un certain nombre d’énoncés de François Furet relèvent de cette rhétorique (bien entendu, il est exact que les événements de 1789 comportent une part importante de violence), qui vise à « condamner » le concept décrivant un processus historique, de même que Jack Dion croit utile de « condamner » la « guerre froide ».
Sans parler du pitre nommé Philippe Nemo qui voit dans l’histoire de France depuis 1789 un conflit entre « 1789 » et « 1793 » ! (Voir la pagPhilippe Nemo, le Front populaire et le régime de Vichy).



Création : 11 juin 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 34. Quand Jack Dion condamne la guerre froide
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.com/2018/06/quand-jack-dion-condamne-la-guerre.html








jeudi 3 mai 2018

70. Dominique Bertinotti, la gauche et la déchéance de nationalité

A propos de l’opinion (de gauche) de Dominique Bertinotti sur la question de la déchéance de nationalité 


Classement :




Référence
*Dominique Bertinotti, Le jour où la gauche s’est perdue…, Paris, Calmann-Lévy, 2016

L’auteur
Dominique Bertinotti, née en 1954, est agrégée d’histoire, docteur en histoire, militante socialiste, maire du 4ème arrondissement de Paris (2001-2012), ministre déléguée à la Famille (2012-2014) ; actuellement au Conseil d’Etat.

Texte
En gras : les termes qui font l'objet de commentaires.

« Page 136
Pour ma part, je souhaite que les religions, toutes les religions, restent dans la sphère privée et que nos gouvernants redonnent enfin un sens, une grille de lecture du monde dans lequel nous évoluons et ne se satisfassent pas de réponses de court terme, à effets non maîtrisés sur le long terme.
Marquer les esprits, c’est devenu une sorte de viatique de l’exécutif ; ainsi modifions la Constitution. Bigre ; ce n’est pas rien une Constitution, c’est elle qui nous régit, qui définit la nature de notre régime, c’est un texte que l’on ne modifie pas aisément et c’est bien. Mais avoir voulu y introduire la « déchéance de nationalité », c’est rompre avec notre tradition de gauche.
Pendant la Révolution française, le nationalisme est porté par les révolutionnaires ; c’est un nationalisme d’inclusion de tous. C’est l’Assemblée constituante qui vote, le 27 septembre 1791, l’abolition de toute discrimination concernant les juifs et leur reconnaît la pleine égalité de droits. Ce nationalisme, celui de la « patrie en danger » de 1792, se veut porteur d’émancipation, de libertés. C’est lui qui va inspirer le « printemps des peuples » en 1848 où nombre d’Etats (Allemagne, Autriche, Pologne…) réclament des constitutions, des libertés, où la nation est émancipatrice et synonyme de démocratie.

Page 137
Après la guerre de 1870, à la fin du XIX° siècle, le nationalisme prend un tout autre visage et s’oriente vers un nationalisme d’exclusion : haine de l’autre, de l’étranger, du juif, du franc-maçon, etc. on sait où cela nous a menés.
La gauche doit être intraitable avec ce nationalisme-là, et je ne me retrouve pas dans le chemin qu’elle emprunte aujourd'hui.
Cela heurte ma conscience de gauche que l’on ait cherché à faire inscrire dans la Constitution ce principe de « déchéance ». Mais, là aussi, le mot claque, laissant que cela suffira à détourner des électeurs du Front national ; bien au contraire, c’est acclimater nos concitoyens à l’extrême droite, tout comme en tenant un discours incohérent sur les migrants. On laisse la Grèce gérer un afflux qui la dépasse car elle est ce pays qui soulage notre conscience : ne pas faire de la Méditerranée un cimetière à ciel ouvert. On réprimande Angela Merkel sur ses prises de position d’accueil des migrants ; ne pourrait-on pas lui reconnaitre plutôt du courage ? la différence nous enrichit toujours.
Ni angélisme ni stigmatisation et l’impératif de ne pas céder à l’air du temps. Rien n’est pire qu’un exercice du gouvernement fondé sur une lecture sondagière de l’opinion publique. »

Commentaires
1) Approximations voire pis
On notera un certain nombre d’approximations, aussi bien stylistiques que conceptuelles, qui montrent que ce texte a été écrit à la va-vite.
Viatique : « Argent, provisions que l’on prend en vue d’un voyage. Soutien. L’extrême-onction » (qui est un soutien en vue du « dernier voyage »). Bertinotti utilise le mot de façon inappropriée, à la place de « objectif permanent », voire « tic compulsif » !
Mais : pourquoi introduire la phrase par cette marque d’opposition, alors qu’elle est dans la continuité de ce qui précède ; il aurait fallu écrire « de surcroît » !
Inclusion de tous : « inclusion » aurait largement suffi !
Etats : il va de soi que ce ne sont pas des « Etats » qui font le printemps des peuples de 1848 ; d’autant que ni l’Allemagne, ni l’Italie, ne sont à l’époque des « Etats » !
Pologne : en l’occurrence, il ne se passe pas grand-chose en Pologne en 1848, qui s'était soulevée en 1830 et à un moindre degré en 1846 ; les principaux protagonistes des événements de 1848 sont les Français, les Allemands, les Hongrois et les autres peuples de l’Empire d’Autriche, les Italiens.
on sait où cela nous a menés : elle fait ici allusion aux « périodes les plus sombres de notre histoire », sautant allègrement par-dessus un certain nombre d’événements (la Première Guerre mondiale, la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, notamment) !
Cela heurte ma conscience de gauche : Bertinotti est tout à fait représentative de la gauche française, hypersensible sur des points hypermarginaux !
la différence nous enrichit toujours : bonjour les lieux communs ! Pour compléter la panoplie, j'en énoncerai un autre : conscience sans science est brouillard de l'âme...

2) la « tradition de gauche » et la déchéance de nationalité
Dominique Bertinotti a une vision assez angélique de la « tradition de gauche », mal définie, du reste, car elle se réfère de façon très superficielle à différentes époques de l’histoire, interprètées de façon impressionniste. De plus, au lieu de s’attacher à la question de la déchéance, elle évoque surtout la nation et le nationalisme (d'abord bon, puis mauvais).
En réalité, sur la question du refus de la déchéance de la nationalité, il ne s’agit pas d’une « tradition de gauche », mais d’un point de vue humaniste adopté au plan international après la Seconde Guerre mondiale, pour protéger les populations civiles contre les abus étatiques des années 1920-1930 (Russie soviétique, Allemagne nazie, notamment). Ce point de vue « humaniste international » est certainement valable, puisque, s'il avait été mis en oeuvre, il aurait pu empêcher (en 1982) la déchéance de nationalité des Rohingyas de Birmanie (membre de l’ONU) et leur expulsion de ce pays dans les années récentes.
En ce qui concerne la tradition de gauche en France, il n’en a pas toujours été de même.
Contrairement à ce qu'elle pense, 1789 n’était pas, sur le plan idéologique, fondé sur l’ « inclusion de tous » (la rupture entre Tiers Etat et Noblesse étant un élément idéologique constitutif de la Révolution) ; par la suite, sur le plan juridique, il est évident que, les personnes placées sur la liste des émigrés ont été considérées comme « déchues de la nationalité française » jusqu’à la Restauration. Toutes les Constitutions de l’époque révolutionnaire comportaient les clauses concernant la « perte de la qualité de Français » (notamment au motif de « s’être mis au service d’une puissance étrangère ») ; ces clauses existaient aussi dans le Code civil, régissant la question de la nationalité à partir de 1804. La loi de 1889 a modifié de façon essentielle les modalités d’accès à la qualité de Français, mais n’a pas en question les modalités de la perte de cette qualité.

Conclusion
J’ai été assez surpris en apprenant, après avoir rédigé l’essentiel de cette page, que Dominique Bertinotti a réussi à obtenir l’agrégation d’histoire !


Création : 3 mai 2018 
Mise à jour :
Révision : 12 juin 2018
Auteur : Jacques Richard
Blog : Territoires
Page : 70. Dominique Bertinotti, la gauche et la déchéance de nationalité
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.fr/2018/05/dominique-bertinotti-la-gauche-et-la.html








jeudi 12 avril 2018

QH 33. Robert Faurisson, modeste professeur de sophistique

Quelques remarques sur une erreur de Faurisson à propos de la carrière de Paul Rassinier


Classement : négationnisme ; Faurisson ; Rassinier




Cette page est la première consacrée à Robert Faurisson, professeur de sophistique tique tique.

Référence
*Robert Faurisson, entretien dans Storia illustrata, août 1979, n° 261, citée dans Serge Thion, Vérité politique ou vérité historique ?, pp. 171-212 (l’extrait présenté ci-dessous se trouve page 195)

Texte
« Paul Rassinier, modeste professeur d’histoire et de géographie, a donné une remarquable leçon de clairvoyance et de probité à ses éminents collègues de l’université. Révolutionnaire authentique, résistant authentique, déporté authentique, cet homme aimait la vérité comme il faut l’aimer : très fort et par-dessus tout. »

Analyse
En tant que « professeur d’histoire-géographie », je me suis interrogé sur un sophisme de détail : pourquoi Faurisson désigne-t-il Rassinier comme « professeur d’histoire et de géographie ».

Rassinier a-t-il été « professeur d’histoire et de géographie » ?
Rassinier a été élève maître à l’Ecole normale de Belfort de 1923 à 1926, a été reçu au Brevet supérieur en novembre 1926, a été instituteur d’octobre à décembre 1926, a fait son service militaire (au Maroc), de décembre 1926 à avril 1928, a été en poste dans plusieurs écoles primaires du Territoire de Belfort d’avril 1928 à novembre 1943, principalement celle dite « du Faubourg de Montbéliard » (de la rentrée 1929 à son arrestation pour faits de résistance le 30 novembre 1943). Après son retour de déportation, il se consacre à la vie politique, puis, y ayant échoué, à ses « recherches » historiques.

Instituteur ou professeur ? L’erreur du professeur Faurisson
Rassinier ne peut donc pas être professionnellement décrit comme « professeur d’histoire-géographie » ; c’est sans doute pourquoi Faurisson le désigne par la formule « professeur d’histoire et de géographie » (le fait que le texte original soit en italien ne change pas fondamentalement les données). Il aurait pu ajouter « de français, de calcul, de leçons de choses, d’éducation physique, de musique, de dessin » puisque les instituteurs enseignaient ces différentes matières, au niveau requis par leurs élèves.
L’énoncé « professeur d’histoire et de géographie » n’est pas faux, mais on ne peut pas dire qu’il soit exact.
Le mot « professeur » est-il vraiment approprié ? Est-ce qu’en l’occurrence, « enseignant » ne serait pas plus convenable ?
Mais il est surtout mystificateur : un lecteur qui ne connaît pas Rassinier interprète l’énoncé de Faurisson comme « professeur d’histoire-géographie », professeur dans l’enseignement secondaire, disposant d’une formation au-delà du baccalauréat.
Faurisson aurait pu dire « modeste instituteur », il ne l’a pas fait ; il a préféré le faire passer pour un professeur. Il conforte ce biais en écrivant ensuite « ses éminents collègues de l’université » : d’un certain point de vue, un professeur d’université est le « collègue » de tout enseignant, y compris un instituteur, mais ce n’est pas le sens le plus évident.

Un instituteur historien : Maurice Dommanget
Il existe pourtant au moins un instituteur historien, réellement « collègue » d’universitaires, puisque sa compétence a été reconnue par les instances universitaires : Maurice Dommanget.
Maurice Dommanget, dont un ouvrage avait impressionné Albert Mathiez, aurait pu envisager une carrière universitaire, mais il a préféré rester instituteur et syndicaliste, tout en écrivant de nombreux livres et articles (dont quelques-uns favorables à Rassinier, du reste).

Il n’est pas déshonorant d’être instituteur
La dénomination d’ « instituteur » n’a donc rien d’infamant ; peu de gens se rappellent que jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, les instituteurs n’étaient « même pas » bacheliers* (curieusement, c’est le régime de Vichy qui a imposé le baccalauréat aux élèves instituteurs, mais il s’agissait de casser le système des écoles normales) ; à cette dénomination honorable, Faurisson en a préféré une autre, légèrement alambiquée, mais propulsant tout de même son objet dans une sphère plus proche du monde de Faurisson (l’Université), tout en en dénonçant discrètement les turpitudes (les « éminents collègues » de Faurisson ne sont ni « clairvoyants », ni « probes »).
Pourquoi donc Faurisson n’a-t-il pas dit « modeste instituteur » ?
Note
*bacheliers : dans son roman pseudo-autobiographique, Candasse*, Rassinier dote son personnage, que beaucoup, notamment dans la mouvance d’extrême-gauche, ont tendance à considérer comme l’auteur, de ce diplôme.
(Référence : Candasse, ou le Huitième péché capital, histoire d'outre-temps, Blainville-sur-mer, L'Amitié par le livre, 1955)

Trois hypothèses pour expliquer l’ « erreur » de Faurisson
Hypothèse 1 : Faurisson ne ment pas
Faurisson croit dur comme fer que Rassinier a été professeur (comme cela est énoncé, par exemple dans certains journaux allemands des années 1960, qui nomment Rassinier « Professor Rassinier »). Il s’est laissé intoxiquer par le flou entretenu par l’intéressé, flou qui permettait à des thuriféraires de lui accorder un statut qu’il n’avait pas eu dans la réalité.
Dans ce cas, Robert Faurisson n’a pas fait les vérifications nécessaires, n’a pas cherché à recouper cette information.
Est-ce que c’est grave ? Peut-être pas, mais une telle erreur est tout de même dommageable pour quelqu’un qui (dans cet énoncé même) accorde une telle importance à « la vérité ». Faurisson révèle qu’il est un banal thuriféraire de Rassinier, prêt à gober un bobard répercuté par des officines allemandes d’après-guerre.

Hypothèse 2 : Faurisson ment par approximation
Il sait que Rassinier a été instituteur, mais il trouve cela un peu faiblard, donc il le dote d’un statut supérieur.
Pourquoi ? Parce qu’il est persuadé que cela va passer comme une lettre à la poste, parce qu’il s’en fout, parce qu’il prend les gens pour des cons.
Là encore, son « amour de la vérité » en prend un coup.

Hypothèse 3 : Faurisson ment volontairement pour signaler (discrètement) qu’il est un menteur
L’erreur n’en est pas une : Faurisson sème un indice attestant qu’il ment ; qu’il est un menteur ; que tout ce qu’il dit est une gigantesque mystification : qu'il ne faut pas croire un mot de ce que raconte Faurisson, qui n’a d’autre but que de se foutre du monde : de ses groupies, la bande à Guillaume, les Dauvé, les Cohn-Bendit (Gaby, dans une période de « bordighisme » aigu, un des individus « sous la responsabilité et avec la participation » desquels le livre de Thion a été édité) et les autres (Dieudonné…), qui bavent comme des chiens en rut quand il énonce ses « hénaurmes » révélations, mais aussi les universitaires qui essaient de prouver qu'il a tort, ce dont il est persuadé, mais dont il n’a que faire.
Que cette « erreur » se trouve dans un développement sur « la vérité », « la clairvoyance » corrobore cette troisième hypothèse, qui cadre bien avec la personnalité du sieur Faurisson.

Un quart de siècle de gloire
Le seul but de Faurisson dans la vie aura été de se procurer, non pas un quart d’heure, mais un quart de siècle de « gloire », but que n’avaient pas atteint ses développements tortueux sur le sonnet des voyelles de Rimbaud. Ses analyses de texte néo-positivistes sont à la fois peu crédibles, ennuyeuses (j’ai lu cette étude, c’est sans intérêt) et anachroniques, à une époque où arrivaient en force de nouvelles conceptions de l’analyse littéraire (souvent tout aussi ennuyeuses, du reste). Quelle importance cela a-t-il que le A représente un sexe féminin (à condition, toutefois, de le faire pivoter de 180° !) ? Qui cela peut-il « choquer » ?
Il fallut donc trouver un sujet plus carrément scandaleux.
Résultat : après avoir effectivement défrayé la chronique, même au-delà des frontières françaises, suscitant le soutien de Noam Chomsky, non pas au négationnisme, mais à la liberté d’expression des négationnistes, Faurisson termina brillamment sa carrière, caniche de Dieudonné, dans un théâtre sordide de l’est parisien.



Création : 12 avril 2018
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 33. Robert Faurisson, modeste professeur de sophistique
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.fr/2018/04/robert-faurisson-modeste-professeur-de.html








mercredi 28 mars 2018

69. Le toponyme Ingrandes 2 : Liste

Quelques informations sur le toponyme « Ingrandes » et ceux qui lui sont apparentés étymologiquement ou lexicalement : liste des occurrences


Classement : toponymie ; France




Ceci est la suite de la page Le toponyme « Ingrandes ».


Sommaire de la page 1
*Présentation
*Sources
*Historique de la page
Sommaire de la présente page
*Références aux ouvrages utilisés
*Présentation des notices
*Liste des occurrences
Liste A : France
Liste B : Belgique et Luxembourg (encore très incomplète)

Références
B : Roger Brunet, Trésors du terroir, 2016
Go : Xavier Gouvert, Les noms de lieux du Roannais (thèse, 2008, lien, notamment
2.5.2.4. Noms de stations routières et de postes frontières, pages 859-862, carte page 862)
F : Stephan Fichtl, Les Peuples gaulois, 2002 (page 42, carte)
Gd : Christian GoudineauRegards sur la Gaule, 2007 (page 298)
R : Charles Rostaing, Les Noms de lieux, 1969 (pages 41-42)
D : Roger Dion, Les Frontières de la France, 1947 (pages 33 à 39)
Lb : Paul Lebel, « Où en est le problème d'*Equoranda, *Equaranda ? », 1937 (pages 145-203) ; cet article fournit une liste de 121 occurrences étudiées de façon détaillée (pages 176-202), numérotées de 1 à 121, numéro mentionné dans la liste ci-dessous [disponible sur Persée, lien]
V : Jules Vannérus, « Enquête sur les anciens Equoranda du Luxembourg belge », 1936, pages 5-11 [disponible sur NEPTUN, lien]
L : Ferdinand Lot, « Encore Iguoranda », 1924, pp. 125-129 [disponible sur Persée, lien]
L' : Ferdinand Lot, « Nouveaux exemples d'Igoranda », Romania, 1919, n° 179-180, pp. 492-496 [disponible sur Persée, lien]
P : apports personnels
Liens particuliers : renvoi vers des pages Internet attestant l'existence d'un toponyme en l'absence de référence cartographique

Présentation des occurrences
Les occurrences (dérivés de *equoranda, de *randa, de fines, et de quelques autres toponymes relatifs aux limites) sont présentées dans l'ordre des départements où elles se trouvent (plus 3 occurrences en Belgique et Luxembourg).
Chaque fait l'objet d'une notice indiquant : la ou les références aux sources, la localisation (commune, arrondissement, canton), la cartographie disponible (s'il ne s'agit pas d'une commune), la situation (par rapport aux réseaux urbain et routier), la caractéristique (position par rapport à une limite de département), l’interprétation.
Certaines occurrences citées par un auteur n'ont pas encore été localisées sur une carte disponible.

LISTE A (FRANCE)
02 AIN
Arandas
Référence B554
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Belley, canton d'Ambérieu-en-Bugey
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la D1504 (Ambérieu à Aix-les-Bains)
Caractéristique : commune proche (6 km) de l'Isère (la limite étant constituée par le Rhône)
Interprétation : limite entre les Ambarres et les Ségusiaves (ou les Allobroges ?)

les Arandons

Référence B554, Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Chalamont (arrondissement de Bourg-en-Bresse, canton de Ceyzériat)
Cartographie : Google Maps (lien(« les Arandos »)
Situation : à 10 km au nord-ouest d'Ambérieu-en-Bugey
Caractéristique : commune à 10 km de l'Isère (la limite étant constituée par le Rhône)
Interprétation : Go : limite entre les Ambarres et les Ségusiaves (
Note : la carte de la page 862 du livre de Xavier Gouvert montre que ce toponyme est un peu trop au sud (il serait plus logique qu'il marque la limite entre les Ambarres et les Allobroges)

Esguerande
Référence L129 
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Vandeins (arrondissement de Bourg-en-Bresse, canton d'Attignat)
Cartographie : non établie 
Notes : Lot se réfère à un article d'A. Thomas, dans les Annales du Midi, 1893, tome V, page 235
Situation : Vendeins est située à 8 km à l'ouest de Bourg-en-Bresse
Caractéristique : à 10 km de la Saône-et-Loire
Interprétation : limite entre les Ambarres et les Eduens (qui auraient détenu le territoire au nord de la Veyle)
Note : Vendeins est limitée au nord par un ruisseau appelé l'Irance, affluent de la Veyle, affluent de la Saône

Eguerande 

Référence Go, V5, ouvrage particulier (lien)
Formes anciennes : Evuiranda, V :Yweranda (X°)
Localisation : lieudit ancien (attesté 954, 962) de la commune de Neuville-les-Dames (arrondissement de Bourg-en-Bresse, canton de Châtillon-sur-Chalaronne)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 12 km à l'ouest de Bourg-en-Bresse
Caractéristique : commune située à 15 km de la Saône-et-Loire et du Rhône
Interprétation : limite entre les Ambarres et les Ségusiaves

Guérandes
Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Chaveyriat (arrondissement de Bourg-en-Bresse, canton de Vonnas)
Cartographie : Google Maps (lien) (« Impasse des Guérandes »
Situation : Chaveyriat est située à 10 km à l'ouest de Bourg-en-Bresse (et est limitrophe de Vendeins)
Caractéristique : à 10 km de la Saône-et-Loire
Note : ce toponyme est à relier à celui signalé à Vendeins 
Interprétation : limite entre les Ambarres et les Eduens (qui auraient détenu le territoire au nord de la Veyle)

02 AISNE
Iron
Référence L127
Formes anciennes :
Localisation : nom d'une commune (arrondissement de Vervins, canton de Vervins) et d'un ruisseau qui l'arrose, affluent du Noirrieu, affluent de l'Oise (source à La Flamengrie, confluent à Hannapes)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : La Flamengrie est traversée par la N2 (Paris, Soissons, Laon / Maubeuge), qui, en Belgique, devient N6 (Mons) 
Caractéristique : La Flamengrie est limitrophe du Nord
Interprétation : limite entre les Viromanduens (Vermand) et les Condruses (?) [Lot dit : entre les Rèmes et les Condruses, mais les Rèmes sont nettement plus au sud] 
Note : dans la province romaine de Belgique, les Condruses font partie de la cité des Tongres (Aduatuques, Eburons, Condruses), chef-lieu Atuatuca Tungrorum (Tongres)

03 ALLIER
Fins
Référence L129
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Châtillon (arrondissement de Moulins, canton de Souvignhy)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : commune située à 12 km au sud-ouest de Moulins
Caractéristique : à 15 km de la limite du Puy-de-Dôme
Interprétation : ? 

Guérande

Référence B71 Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune d'Arfeuilles (arrondissement de Vichy, canton de Lapalisse)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : Arfeuilles est située à 40 km au sud-est de Moulins, un peu à l'écart de la N7
Caractéristique : commune limitrophe de la Loire et pas très éloignée (10 km) de la Saône-et-Loire 
Interprétation : limite entre les Arvernes, les Ségusiaves et les Eduens (Go : ou les Ambivarètes, clients des Eduens)

Les Ingarands

Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Hérisson (arrondissement de Montluçon, canton d'Huriel)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : Hérisson est située à 35 km à l'ouest de Moulins, sur la rivière Aumance, affluent du Cher
Caractéristique : commune proche (2 km) du Cher 
Interprétation : limite entre les Arvernes et les Bituriges Cubes
Note : lieudit La Roche un peu au nord des Ingarands

Ygrande
Références : Lb13, L129
Formes anciennes : Lb : Iquerenda (1095)
Localisation : arrondissement de Moulins, canton de Bourbon-l'Archambault
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : commune située à 25 km à l’ouest de Moulins
Caractéristique : à 8 km de la limite du Cher
Interprétation : ?

08 ARDENNES

Girondelle
Référence V7
Anciennes formes : 
Localisation : arrondissement de Charleville, canton de Signy-l'Abbaye
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : ?
Caractéristique : ?
Interprétation : ?

14 CALVADOS
La Délivrande
Référence F R V
Anciennes formes : V : Ywranda (1180)
Localisation : quartier (ancien hameau) de Douvres-la-Délivrande (arrondissement de Caen, canton de Courseulles-sur-Mer)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : commune située au nord de Caen, en retrait du littoral dont elle est séparée par Luc-sur-Mer
Caractéristique : 
Interprétation : limite entre Viducasses (Vieux) et Lexoviens (Lisieux) (?) 
Note : le Calvados rassemble les territoires des anciens évêchés de Bayeux et de Lisieux et des anciennes cités des Baïocasses (Bayeux), des Lexoviens et des Viducasses]
Note : la Délivrande a un sanctuaire, Notre-Dame de la Délivrande, lieu de pèlerinage très ancien

15 CANTAL
les Eguirands 
Référence V6
Anciennes formes : V : les Aguirans (1508)
Localisation : ancien hameau/domaine de la commune de Jabrun (arrondissement de Saint-Flour, canton de Neuvéglise)
Cartographie : lieudit non répertorié par Google Maps
Situation : sur un axe Rodez-Saint-Flour-Issoire-Clermont-Ferrand
Caractéristique : commune limitrophe de l'Aveyron
Interprétation : limite entre les Arvernes (Clermont-Ferrand) et les Ruthènes (Rodez)
La commune serait aussi arrosée par le ruisseau des Eygurandes.

L’Hirondelle
Référence F, V6
Anciennes formes : V : Guirandelle (1668)
Localisation : Ruisseau de 13 km né dans le Cantal, arrosant notamment Narnhac (arrondissement de Saint-Flour, canton de Saint-Flour 2), qu'il borde à l'est, affluent du Brezons, affluent de la Truyère, affluent du Lot, affluent de la Garonne
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : entre Aurillac et Saint-Flour, mais la route principale actuelle (N 122, via Le Lioran, Murat) est éloignée de 5 km (et la route de Rodez à Saint-Flour, puis Clermont-Ferrand, de 20 km)
Caractéristique : limite entre le Cantal et l’Aveyron depuis Narnhac jusqu’à la confluence avec le Brezons (qui devient à son tour la limite des deux départements)
Interprétation : limite entre les Arvernes (Clermont-Ferrand) et les Rutènes (Rodez)
Note : la situation à l'écart des grands itinéraires est surprenante, si l'étymologie retenue est correcte

16 CHARENTE
Guirlande
Référence P
Formes anciennes :
Localisation : rivière affluent de la Charente au village de Juac, commune de Saint-Simon (arrondissement de Cognac, canton de Charente-Champagne)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : entre Cognac et Angoulême (lien).
Caractéristique : Pas de proximité avec une limite départementale
Interprétation : ?

Les Guirandes :
Référence F
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Montignac-le-Coq (arrondissement d'Angoulême, canton deTude-Lavalette)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : à 1 km de la Dordogne
Interprétation : limite entre les Santons (Saintes) et les Pétrocores (Périgueux)

17 CHARENTE-MARITIME
La Guirande :
Référence P
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Mirambeau (arrondissement de Jonzac, canton de Pons) ; une route « la Guirande » s’embranche sur la D254 (Mirambeau-Marcillac)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de la Gironde ; le lieudit est situé à 500 m de la limite départementale
Interprétation : limite entre les Santons (Saintes) et les Bituriges Vivisques (Bordeaux) 

19 CORREZE
la Guirande
Référence F (« Bourg-la-Guirande »)
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune d’Eyrein (arrondissement de Tulle, canton de Sainte-Fortunade)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 15 km au nord-est de Tulle
Caractéristique : à 30 km de la Haute-Vienne
Interprétation : ?

Eygurande
Référence : Lb9
Anciennes formes : Lb : Aygurandia (1300)
Localisation : arrondissement d'Ussel, canton d'Ussel
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la voie romaine de Lyon à Bordeaux via Brive, Périgueux
Caractéristique : commune limitrophe de la Creuse et située à 2 km du Puy-de-Dôme et 
Interprétation : limite entre les Lémovices (Limoges) et les Arvernes (Clermont-Ferrand)
Note : un lieudit de la commune porte le nom de Randeix
Note 2 : la commune de Merlines (limitrophe du Puy-de-Dôme) serait un démembrement d'Eygurande

21 CÔTE-D’OR
Fain-lès-Montbard
Référence Gd
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Montbard, canton de Montbard
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation :
Caractéristique : commune située à 6 km à l'est de la limite de l’Yonne
Interprétation : limite entre les Eduens (Bibracte, Autun) et les Sénons (Sens)
Voir aussi : Fain-lès-Moutiers, à 5 km

Fain-lès-Moutiers (Côte d'Or) :
Référence : Gd
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Montbard, canton de Montbard
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation :
Caractéristique : commune limitrophe de l'Yonne
Interprétation : limite entre les Eduens (Bibracte, Autun) et les Sénons (Sens)
Voir aussi Fain-lès-Montbard, à 5 km

22 CÔTES-D'ARMOR

Evran
Références : V6, L'
Anciennes formes : V, L' : Fines
Localisation : arrondissement de Dinan, canton de Lanvallay
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : commune située à 10 km au sud-est de Dinan, éventuellement sur un axe Rennes-Dinan (?)
Caractéristique : commune limitrophe de l'Ille-et-Villaine
Interprétation : limite entre les Coriosolites (Courseul) et les Redons (Rennes)

24 DORDOGNE
Eygurande
Référence : Lb5
Anciennes formes : Lb : Ayguiranda (XI°)
Localisation : ancienne commune, depuis 1827 partie de Eygurande-et-Gardedeuil (arrondissement de Périgueux, canton de Montpon-Ménestérol)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : pas très loin de la route de Périgueux à Bordeaux
Caractéristique : commune limitrophe de la Gironde
Interprétation : limite entre les Pétrocores (Périgueux) et les Bituriges Vivisques (Bordeaux)
Note : arrosée par la Guirandolle (lien GM)

33 GIRONDE
Guirande
Référence F
Formes anciennes :
Localisation : lieudit (hameau et voie) de la commune de Marcillac (arrondissement de Blaye, canton de l'Estuaire)
Cartographie : Google Maps (lien) ; cadastre 1828 Marcillac : feuille A1 (lien)
Situation : le lieudit est proche (200 m) du bourg de Saint-Aubin-de-Blaye, situé sur la D137 (ancienne N137)
Caractéristique : commune limitrophe de la Charente-Maritime 
Interprétation : limite entre les Bituriges Vivisques (Bordeaux) et les Santons (Saintes)

La Guirande :
Référence : P
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Lagorce (arrondissement de Libourne, canton du Nord-Libournais)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de la Charente-Maritime (le lieudit est à 200 m au sud de la limite départementale, constituée par le ruisseau du Pas du Canon)
Interprétation : limite entre les Vivisques (Bordeaux) et les Santons (Saintes)
Note : lieudit La Forêt juste au nord de la limite

35 ILLE-ET-VILLAINE
Feins
Référence : L'494
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Rennes, canton d'Antrain
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 15 km au nord de Rennes
Caractéristique : (selon Lot, à la limite des arrondissements de Rennes, Fougères et Saint-Malo ; à l'époque carolingienne, à la limite du pagus Daudovr et du pagus Redonicus)
Interprétation : limite entre les Redones (Rennes) et les Coriosolites (L')
Note : ce cas, comme celui d'Evran (22), n'est pas très clair

36 INDRE
Aigronne
Référence : L125 (« Egronne ou Augronne »)
Formes anciennes :
Localisation : cours d’eau de l’Indre et de l’Indre et Loire, affluent de la Claise, affluent du Cher, arrosant Obterre (arrondissement de Le Blanc, canton de Le Blanc) et Le Grand-Pressigny (arrondissement de Loches, canton de Descartes)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : Obterre est limitrophe de l’Indre-et-Loire et proche de la Vienne (10 km)
Interprétation : limite entre les Bituriges Cubes (Bourges), les Turons (Tours), voire les Pictons (Poitiers) 
Note : Ferdinand Lot détaille assez longuement l’évolution de la limite du diocèse de Tours (lien)

Aigurande
Références : Lb6, D36-37
Formes anciennes : Lb : Agurandia (1087), Ingrande en Berry (1448)
Localisation : arrondissement de La Châtre, canton de Neuvy-Saint-Sépulchre
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 30 km au sud de Châteauroux ; sur l'itinéraire (secondaire) Bourges-Limoges via La Souterraine
Caractéristique : commune limitrophe de la Creuse
Interprétation : limite entre les Bituriges Cubes (Bourges) et les Lémovices (Limoges)
Note : Roger Dion indique que le lieudit Les Pierres Bures (à 500 m au sud de la limite départementale, sur la D2) pourrait correspondre à une signalisation mégalithique de la limite ancienne

Ingrandes
Références : L'496, Lb2
Anciennes formes : Lb : Fines (époque romaine)
Localisation : arrondissement de Le Blanc, canton de Le Blanc
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la route de Poitiers à Bourges (D951) ; sur l'Anglin, affluent de la Gartempe, affluent de la Creuse 
Caractéristique : commune limitrophe de la Vienne
Interprétation : limite entre les Bituriges Cubes (Bourges) et les Pictons (Poitiers) 
Note : Ingrandes est aussi à la limite du Parc naturel de la Brenne ; l'Anglin y reçoit un ruisseau appelé le Salleron

Ingrande
Référence R
Localisation : non localisée
Cartographie : Google Maps (lien)
Cartographie :
Situation :
Caractéristique :
Interprétation :

37 INDRE-ET-LOIRE
Cirande
Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune d'Yzeures-sur-Creuse (arrondissement de Loches, canton de Descartes)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la Creuse (qui constitue la limite entre l'Indre-et-Loire et la Vienne d'Yzeures au confluent avec la Vienne)
Caractéristique : commune limitrophe de la Vienne et de l'Indre
Interprétation : limite entre Turons (Tours), Pictons (Poitiers) et Bituriges Cubes (Bourges)

Ingrande
Références : Lb4, L126, L'496lien particulier  
Formes anciennes : L'496 : Fines
Localisation : lieudit de la commune de Couziers (arrondissement de Chinon, canton de Chinon)
Cartographie : rien sur Google Maps 
Caractéristique : commune limitrophe de la Vienne et du Maine-et-Loire (Fontevraud-l’Abbaye)
Interprétation : limite entre Turons (Tours), Pictons (Poitiers) et Andécaves (Angers)
Note : le lieudit est attesté par divers écrits (« caves d’Ingrande », « ferme d’Ingrande »), mais ne semble pas présent sur une carte actuelle (peut-être sur la carte de Cassini)

Ingrandes-de-Touraine
Référence : Lb3
Formes anciennes : Lb : Ingrandia (1188)
Localisation : ancienne commune, maintenant partie de Coteaux-sur-Loire (arrondissement de Chinon, canton de Langeais)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : située à 6 km du Maine-et-Loire
Note : une portion de l'évêché d'Angers (région de Bourgueil, Château-la-Vallière) a été attribuée à l'Indre-et-Loire (« Touraine angevine »)
Interprétation : limite entre les Turons (Tours) et les Andécaves (Angers)

Ingrandes
Référence F, L'494
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Chemillé-sur-Dême (arrondissement de Chinon, canton de Château-Renault)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : cf. Ricordaine, situé dans la commune voisine d'Epeigné
Caractéristique : commune limitrophe de la Sarthe et du Loir-et-Cher
Interprétation : limite entre les Turons (Tours), les Cénomans (Le Mans) et les Carnutes (Chartres)
Note : le nom de la Dême et celui de son affluent la Démée viennent du latin Dimidia, qui a probablement aussi rapport avec une limite (L')
Note : le canton de Château-Renault a été transféré de l'arrondissement de Tours à celui de Chinon en 2015

Ricordaine

Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune d'Epeigné-sur-Dême (arrondissement de Chinon, canton de Château-Renault)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur un itinéraire (actuellement secondaire) entre Tours et Le Mans (D29/D104/D304) ; au confluent de la Dême, affluent du Loir, et du ruisseau de Rorthe
Caractéristique : commune limitrophe de la Sarthe et du Loir-et-Cher
Interprétation : limite entre les Turons (Tours), les Cénomans (Le Mans) et (secondairement) les Carnutes (Chartres)
Note : le nom du ruisseau de Rorthe évoque celui de La Réorthe en Vendée (où se trouve un lieudit Ingrande) ; ce ruisseau fait à deux reprises la limite entre Indre-et-Loire et Loir-et-Cher
Note 2 : Rorthe correspond au nom d'une ancienne commune, Rorthres (lien) (carte 1) (carte 2), réunie à Epeigné en 1822, ainsi que l'ancienne commune de Les Pins (lien) (carte), toutes deux issues de paroisses du diocèse du Mans
Note 3 : Roger Brunet écrit que « Ricordaine serait un Equoranda, loin de tout cours d'eau mais à la limite de la Touraine et du Maine » (en fait, il y a un cours d'eau quoique pas très important)

38 ISERE

Arandon
Référence B71 (« Arando »)
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de La Tour-du-Pin, canton de Morestel
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 30 km à l'est de Lyon
Caractéristique : commune proche (2 km) l'Ain (limite constituée par le Rhône)
Interprétation : limite entre les Allobroges et les Ambarres (?)

41 LOIR-ET-CHER

Egvonne
Référence L126 (« Egronne », « Iron », « Hirun », « Egronne »)
Formes anciennes :
Localisation : ruisseau coulant de Droué (arrondissement de Vendôme, canton du Perche) à Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loire, arrondissement de Châteaudun, canton de Brou)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : 
Interprétation : limite intérieure à la cité des Carnutes entre le pagus Vindocinensis (Vendôme) et le pagus Dunensis (Châteaudun) [Lot]
Note : Lot écrit : « le petit cours d'eau [venant de Droué] porte aussi un autre nom écrit IronHirunrivus de Yrinio, aux XI° et XII° siècles, aujourd'hui Yron. Selon le Dictionnaire Joanne, son nom serait l'Egronne. ». Pas trop clair ; mais il s'agit sans doute de l'Egvonne, forme attestée par le nom de la commune de Ruan-sur-Egvonne (Vendôme, Le Perche)
Note : le passage de « Egronne » à « Egvonne » demande une explication (erreur orthographique ?)

42 LOIRE
Ambierle
Référence Go
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Roanne, canton de Renaison
Cartographie : Google Maps (lien)
Historique : Amberta (902) (< *ambi *erta, terre partagée, marche)
Situation : 10 km au nord-ouest de Roanne, proche de la N7
Caractéristique : commune proche de l'Allier (1 km) et de la Saône-et-Loire
Interprétation : Go : limite entre les Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Arvernes (Clermont-Ferrand)

Chamarande
Référence B554 Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Pradines (arrondissement de Roanne, canton de Charlieu)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 8 km au sud-est de Roanne, à 3 km de la N7
Caractéristique : commune assez proche (10 km) de la Saône-et-Loire
Interprétation : Go : limite entre les Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Eduens (Bibracte, Autun)

Chamarande
Référence B554 Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Saint-Germain-Lespinasse (arrondissement de Roanne, canton de Renaison)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la N7, 10 km au nord-ouest de Roanne
Caractéristique : commune proche (5 km) de la Saône-et-Loire et limitrophe de Noailly (où se trouve un lieudit La Marande, infra)
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et Eduens (Bibracte, Autun)

Egarande
Référence F Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune d’Estivareilles (arrondissement de Montbrison, canton de Saint-Just-Saint-Rambert°
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe (par un segment minime) du Puy-de-Dôme
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et Arvernes (Clermont-Ferrand)

Egarande
Référence F Go
Formes anciennes :
Localisation : ruisseau des communes de Farnay, Châteauneuf, Rive-de-Gier (arrondissement de Saint-Etienne, canton de Rive-de-Gier), affluent du Gier
Cartographie : Google Maps (lien) (lien 2)
Caractéristique : commune limitrophe du Rhône
Interprétation : limite entre les Ségusiaves et les Allobroges (Go, page 860)

Guirande
Référence F Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune des Salles (arrondissement de Montbrison, canton de Boën-sur-Lignon) ainsi que de la commune de Noirétable (idem) (La Croix Guirande)
Cartographie : Google Maps (lien), 
Situation : à l'ouest du département
Caractéristique : à 2 km de la limite du Puy-de-Dôme
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et Arvernes (Clermont-Ferrand)

Fils
Référence Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Luriecq (arrondissement de Montbrison, canton de Montbrison)
Historique : Fis (1260, 1317)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 20 km à l'ouest de Saint-Etienne
Caractéristique : commune proche (5 km) du Puy-de-Dôme, ainsi que de la commune d'Estivareilles
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Arvernes (Clermont-Ferrand)

La Marande
Référence B554 Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Noailly (arrondissement de Roanne, canton de Renaison)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : entre Autun et Feurs (?)
Caractéristique : commune limitrophe de la Saône-et-Loire
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et Eduens (Bibracte, Autun)
Note : Marande serait une contraction de Chamarande

Margerie-Chantagret

Référence Go
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Montbrison, canton de Montbrison
Cartographie : Google Maps (lien)
Historique : apud Margeriam, 1250 (< Margarita < *marga *ritua, gué frontalier)
Situation : 
Caractéristique : commune proche (4 km) du Puy-de-Dôme
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Arvernes (Clermont-Ferrand)

43 HAUTE-LOIRE

La Durande
Référence F, V6, lien particulier  
Formes anciennes : V : Guyrandas (lien particulier(1470), Guirande (1550), Dirande (1560)
Localisation : lieudit (sommet) dans la commune de Saint-Bérain (arrondissement de Brioude, canton des Gorges de l'Allier-Gévaudan (cf. lien)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 10 km à l'ouest du Puy
Caractéristique : à 20 km du Cantal
Interprétation : limite entre les Vellaves (le Puy) et les Arvernes (Clermont-Ferrand)
Note : le site mentionné indique : « Située sur la ligne de séparation des anciennes provinces du Velay et de L’Auvergne, à 1299m, la Durande est le point culminant de l’agglomération du Puy-en-Velay. »
Un autre sommet proche s'appelle Durandelle (V) (lien particulier)

Randon

Référence Go
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Saint-Didier-en-Velay (arrondissement d'Yssingeaux, canton de Deux-Rivières et Vallées)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 40 km au nord-est du Puy et 15 km au sud-ouest de Saint-Etienne
Caractéristique : commune presque limitrophe (200 m au plus près) de la Loire
Interprétation : limite entre Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Vellaves (le Puy)

44 LOIRE-ATLANTIQUE
Guérande :
Référence P
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Saint-Nazaire, canton de Guérande
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : à quelques kilomètres de la limite du Morbihan (la Vilaine)
Interprétation : limite entre les Namnètes (Nantes) et les Vénètres (Vannes) ?
Note : le nom de cette ville est supposé venir du breton Gwenn Rann (Pays Blanc) ; cependant, située elle pourrait aussi être envisagé comme proche de la limite entre Namnètes et Vénètes (une autre étymologie relie Guérande à Granonna, toponyme dont on ignore la localisation précise).
Note : la presqu’île guérandaise (Guérande, Assérac, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer, Le Croisic, Escoublac) a conservé l’usage du breton (vannetais) jusqu’au XIXème siècle

45 LOIRET
Feins-en-Gâtinais
Référence
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Montargis, canton de Gien
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 
Caractéristique : commune limitrophe de l'Yonne
Interprétation : limite entre les Carnutes (Chartres) et les Sénons (Sens)

Ingrannes :
Références : Lb8, D14-15
Formes anciennes : Lb : Ad fines (Peutinger), Ingrana (990)
Localisation : arrondissement d'Orléans, canton de Châteauneuf-sur-Loire
Situation : 20 km au nord-est d’Orléans
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune située à 10 km de la Seine-et-Marne et 30 km de l’Yonne
Note : Roger Dion donne des détails (+ carte) sur ce lieu ; il indique que la limite correspondait à une zone frontière forestière (nativus murus) ; qu’Ingrannes était situé sur le chemin antique d’Orléans (seconde ville de la cité des Carnutes) à Sens ; que les villages au nord-est d’Ingrannes (Nibelle, Chambon-la-Forêt, etc.), aujourd'hui dans le Loiret, relevaient du diocèse de Sens jusqu'à la Révolution
Interprétation : limite entre les Carnutes (Chartres) et les Sénons (Sens)

48 LOZERE

Châteauneuf-de-Randon
Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Mende, canton de Grandrieu
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 15 km de Mende, sur la route de Mende au Puy
Caractéristique : à 10-15 km de la Haute-Loire
Interprétation : limite entre les Gabales (Javols) et les Vellaves (Le Puy) (?)
Note : le nom Randon est celui d'une seigneurie établie à l'origine à Estables, 10 km à l'ouest

49 MAINE-ET-LOIRE
Ingrandes
Références : Lb12, D34
Formes anciennes : Lb : Ingrandia (1052)
Localisation : ancienne commune, actuellement partie de la commune d'Ingrandes-le Fresne-sur-Loire (arrondissement d'Angers, canton de Chalonnes-sur-Loire)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la route de Nantes à Angers
Caractéristique : commune limitrophe de la Loire-Atlantique
Interprétation : limite entre les Andécaves (Angers) et les Namnètes (Nantes)
Note : jusqu'à récemment, Le Fresne-sur-Loire, faubourg d'Ingrandes, était une commune de Loire-Atlantique (et, avant 1790, une paroisse bretonne)
Note : la limite a longtemps été marquée par une pierre dressée (petra Ingrandi) postérieure au XI° siècle (Lb)

Ingrande
Référence : Lb10, lien particulier  
Formes anciennes : Lb : Ingranda (1090)
Localisation : nom d’une seigneurie s'étendant sur plusieurs paroisses de la région de Segré (Chazé-sur-Argos, Angrie, Candé, etc.)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la voie d'Angers à Rennes
Caractéristique : proche de la Loire-Atlantique 
Interprétation : limite entre les Andécaves (Angers) et les Namnètes (Nantes)

50 MANCHE

Les Guérandes
Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de l'ancienne commune de Digulleville (>La Hague) (arrondissement de Cherbourg, canton de La Hague) 
Cartographie : Google Maps (lien[itinéraire, le lieudit n'apparaît pas sur la carte simple]]
Situation : Digulleville est située à 10 km à l'ouest de Cherbourg
Caractéristique : 
Interprétation : ?
Note : Roger Brunet liste plusieurs Guérandes dans un paragraphe consacré à *equoranda, mais cette occurrence ne paraît pas adéquate au sujet

Les Guérandes

Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Boisyvon (arrondissement d'Avranches, canton de Villedieu-les-Poêles)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : Boisyvon est située à 15 km au nord-ouest d'Avranches
Caractéristique : commune limitrophe du Calvados
Interprétation : limite entre les Abrincates et les Baïocasses
Note : la carte indique aussi un lieudit La Guérande juste à côté

51 MARNE

Fismes
Référence
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Reims, canton de Fismes-Montagne de Reims
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation :
Caractéristique : commune limitrophe de l'Aisne
Interprétation : limite entre les Rèmes (Reims) et les Viromanduens (Vermand)

52 HAUTE-MARNE
Les Hérandes
Référence F (« Les Harrandes »)
Formes anciennes :
Localisation : lieudit (bois des Hérandes) des communes de Busson et de Leurville (arrondissement de Chaumont, canton de Poisson)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune proche (2 km) de la limite des Vosges
Interprétation : limite entre les Lingons (Langres) et les Leuques (Toul)
Note : « Harrandes » est le nom ancien de « Hérandes »

la Héronne
Référence V10
Formes anciennes : V : Yronne (1521), 
Localisation : ruisseau affluent de la Droye
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : source proche d'un point de contact entre départements de Haute-Marne, Marne et Aube
Interprétation : limite entre les Tricasses (Troyes) et les Catalaunes (Châlons-en-Champagne)

53 MAYENNE
Ingrande
Référence : Lb11
Formes anciennes : non
Localisation : lieudit de la commune d'Azé (arrondissement de Château-Gontier, canton d'Azé) 
Cartographie : Google Maps (lien) [d'après cette carte, Azé semble faire partie de Château-Gontier, mais il s'agit bien d'une commune à part entière]
Situation : à 2 km au sud de Château-Gontier
Caractéristique : à 5 km du Maine-et-Loire
Note : la paroisse d'Azé relevait du diocèse d'Angers jusqu'à la Révolution, Fromentières du diocèse du Mans (Lb)
Interprétation : limite entre les Andécaves (Angers) et les Cénomans (Le Mans)

Saint-Michel-de-Feins 
Référence P
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Château-Gontier, canton d'Azé
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 8 km au sud-est de Château-Gontier
Caractéristique : limitrophe du département du Maine-et-Loire
Note : voir Ingrande (Azé) ci-dessus
Interprétation : limite entre les Andécaves (Angers) et les Cénomans (Le Mans) (?)

L’Ingrande
Référence F
Formes anciennes :
Localisation : cours d'eau non localisé ; la carte de Fichtl situe cet endroit au nord-ouest du département
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : 
Interprétation :

54 MEURTHE-ET-MOSELLE

les Ervantes
Référence V7
Formes anciennes : V : Ervandes (1711)
Localisation : nom d'une rue de la commune de Moncel-sur-Seille (arrondissement de Nancy, canton de Grand-Couronne) 
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la route de Nancy à Dieuze/Sarreguemines
Caractéristique : commune limitrophe de la Moselle
Note : autrefois à la limite des diocèses de Toul et de Metz
Interprétation : limite entre les Leuques (Toul) et les Médiomatrices (Metz)

Euron 

Référence V7
Formes anciennes : V : Oyron (1178)
Localisation : cours d'eau affluent de la Moselle, confluent à Bayon (arrondissement de Lunéville, canton de Lunéville-2) 
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 
Caractéristique : non loin du département des Vosges
Note : autrefois limite de deux archidiaconés (diocèse de Toul) (selon V)
Interprétation : ?

Yron 
Référence L127
Formes anciennes :
Localisation : cours d'eau coulant de Lachaussée (Meuse, arrondissement de Commercy, canton de Saint-Mihiel) à Jarny (arrondissement de Briey, canton de Jarny), affluent de l'Orne
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique :
Situation
Interprétation : limite entre pagus Scarponnensis (Dieulouard) et pagus Virodunensis (Verdun) ?

55 MEUSE
Girondel
Référence P
Formes anciennes :
Localisation : étang de la commune de Bouconville-sur-Madt (arrondissement de Commercy, canton de Saint-Mihiel)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : ?
Caractéristique : commune proche de la Meurthe-et-Moselle
Interprétation : ?

Huhurant

Référence V7
Forme attestée en 1433
Localisation : ancien lieudit de la commune de Marville (arrondissement de Verdun, canton de Montmédy)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : ?
Caractéristique : commune limitrophe de la Meurthe-et-Moselle
Note : ancienne limite entre les diocèses de Verdun et de Trèves
Interprétation : limite entre les ? et les Trévires (Trèves)

Leurande
Référence F (« Eurande ») L125, L'493
Formes anciennes :
Localisation : ruisseau de la commune de Nettancourt (arrondissement de Bar-le-Duc, canton de Revigny-sur-Ornain) ; affluent de la Chée, affluent de la Saulx, affluent de la Marne ; aussi nom de la rue principale du village (D994)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur la D994, route de Reims à Bar-le-Duc ; aussi sur l'axe Châlons-Bar-le-Duc
Caractéristique : commune limitrophe de la MarnAe
Notes : au Moyen Âge, à la limite entre la Champagne (Astenois, pagus Astudensis) et Barrois (pagus Barrensis
Interprétation : limite entre les Leuques (Toul) et les Catalaunes (Chalons-en-Champagne)
Note : Leurande est une forme contractée de « l’Eurande »

Les Eurantes
Référence F, V7
Formes anciennes : V : Euverande (1259)
Localisation : lieudit et ruisseau de la commune d’Arrancy-sur-Crusne (arrondissement de Verdun, canton de Bouligny)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur un axe de Verdun à Trèves
Caractéristique : commune limitrophe de la Meurthe-et-Moselle
Note : ancienne limite entre les diocèses de Verdun et de Trèves
Interprétation : limite entre les ? et les Trévires (Trèves)

57 MOSELLE

Notre-Dame-de-Délivrance
Référence V6
Formes anciennes :
Localisation : commune de Turquestein-Blancrupt (arrondissement de Sarrebourg, canton de Phalsbourg)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : ?
Caractéristique : commune limitrophe de la Meurthe-et-Moselle
Interprétation : ?

61 ORNE
Yvrandes :
Référence : Lb14
Formes anciennes : Lb : Yvranda (1200)
Localisation : ancienne commune, actuellement partie de la commune de Tinchebray-Bocage (arrondissement d'Argentan, canton de Domfront)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de la Manche
Note : Yvrandes faisait autrefois partie du diocèse de Bayeux (Lb, confirmé par le site Généalogistes de l'Orne, lien), tandis que Lonlay et Domfront relevaient du Mans
Interprétation : limite entre les Baiocasses (Bayeux) et les Abrincates (Avranches) 
Note : Yvrandes est arrosée par la rivière Egrenne (égrenne), qui ressort aussi à l'étymologie *equoranda (Lot, 1924)

Egrenne
Références : Lb14, L125
Formes anciennes : Lb : Egrannia (1025)
Localisation : rivière affluent de la Varenne (affluent de la Mayenne) ; source à Chaulieu, confluent à Torchamp ; arrose notamment Yvrandes, Lonlay-l’Abbaye
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : constitue la limite entre l’Orne et la Manche de sa source jusqu’à Lonlay-l’Abbaye
Interprétation : limite entre les Baiocasses et les Abrincates

69 RHONE
Aiguerande
Référence F 
Formes anciennes :
Localisation : quartier de Belleville-sur-Saône (arrondissement de Villefranche-sur-Saône, canton de Belleville-sur-Saône)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de l'Ain
Interprétation : limite entre les Ségusiaves (Feurs, Lyon) et les Ambarres (département de l'Ain)

71 SAONE-ET-LOIRE
Iguerande
Références : Lb7, V (Inguerande)
Formes anciennes : Lb (chartes de Cluny) : Iguerendens (893), Ewiranda (932), Eguiranda (996)
Localisation : arrondissement de Charolles, canton de Chauffailles
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : située sur un itinéraire d'Autun (ou Bibracte) à Feurs (D994, D982)
Caractéristique : commune limitrophe de la Loire
Interprétation : limite entre les Eduens (Bibracte, Autun) et les Ségusiaves (Feurs, Lyon)

73 SAVOIE

Randens
Référence B71
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne, canton de Saint-Pierre-d'Albigny
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à l'entrée de la Maurienne, vallée qui mène au col du Mont Cenis
Caractéristique : 
Interprétation : ? 

72 SARTHE
Ingrande 
Référence F
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de Parennes (arrondissement de Mamers, canton de Sillé-le-Guillaume) 
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de la Mayenne
Interprétation : limite entre les Cénomans (Le Mans) et les Diablintes (Jublains)

76 SEINE-MARITIME
Le Héron
Référence V10
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Dieppe, canton de Gournay-en-Bray
Cartographie : Google Maps (lien) 
Situation : 
Caractéristique : commune presque limitrophe de l'Eure 
Interprétation : ?
Note : à la limite entre le Vexin (pagus Vicassinus) et le 

La Héronde
Référence V10
Formes anciennes :
Localisation : lieudit et ruisseau de la commune de Bézancourt (arrondissement de Dieppe, canton de Gournay-en-Bray)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur un axe Evreux-Amiens
Caractéristique : commune limitrophe de l'Eure
Interprétation : ?
Note : proche du confluent Héronde>Andelle, limite entre le Roumois (pagus Rodomensis) et le Vexin (pagus Vicassinus

79 DEUX-SEVRES
la Guirande 
Référence F
Formes anciennes :
Localisation : rivière coulant au sud de Niort, affluent de la Sèvre
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : à une dizaine de kilomètres de la Charente-Maritime
Interprétation :?

80 SOMME
Fins
Référence D8-9
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement de Péronne, canton de Péronne
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 7 km au nord-nord-est de Péronne, au croisement de la D917-D55 et de la D58
Caractéristique : commune limitrophe du Pas-de-Calais (Artois) et très proche (1 km) du Nord (Cambrésis)
Note : Roger Dion indique que Fins se trouvait sur le chemin (sud-nord) de Péronne à Cambrai (D917-D55-D17), au croisement d'une route est-ouest (D58) correspondant à une voie romaine qui rejoignait un peu à l’est celle allant de Vermand à Bavai ; Fins se trouvait dans une zone frontière forestière, la Forêt d’Arrouaise (entre Albert à l’ouest et la Sambre à l’est)
Interprétation : limite entre les Viromanduens (Vermand) et les Nerviens (Cambrai)

Geronde

Référence V7, lien particulier  
Formes anciennes :
Localisation : ancien nom de fief de la commanderie hospitalière d'Eterpigny (arrondissement de Péronne, canton de Péronne)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation près de la Somme, un peu au nord de la route Amiens-Vermand (D 1029) qui a l'allure rectiligne d'une voie romaine
Caractéristique : commune proche de l'Aisne (8 km)
Note : plusieurs lieudits de la Somme portent la marque -en Vermandois
Interprétation : limite entre les Ambiens (Amiens) et les Viromanduens (Vermand) 

85 VENDEE
Givrand
Référence L129
Formes anciennes :
Localisation : arrondissement des Sables-d'Olonne, canton de Saint-Hilaire-de-Riez)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : 15 km au nord des Sables-d'Olonne
Caractéristique : 
Interprétation : limite entre Pictons et Santons ou entre Agesinates et Santons

Gué Gorand

Référence L129
Formes anciennes :
Localisation : ruisseau arrosant Givrand (arrondissement des Sables-d'Olonne, canton de Saint-Hilaire-de-Riez)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : ?
Interprétation : cf. Givrand

Ingrande

Référence F R L128
Formes anciennes :
Localisation : lieudit de la commune de La Réorthe (arrondissement de Fontenay-le-Comte, canton de La Châtaigneraie)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : La Réorthe est située à 20 km des Deux-Sèvres ; le Lay passe à 1 km environ du lieudit Ingrande
Voir Site Histoires de Sainte-Hermine (lien)
Interprétation : selon Lot, limite entre les Pictons et les Agesinates (groupe lémovice installée en Herbauge ; cf. Aizenay), absorbés à l'époque romaine par les Pictons

86 VIENNE
Ingrandes :
Référence : Lb1
Formes anciennes : Lb : Fines (époque romaine), Ingrandisse (637), Igoranda (VII°)
Localisation : arrondissement de Châtellerault, canton de Châtellerault-2 (autrefois : canton de Dangé)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : au nord de Châtellerault, sur la route de Poitiers à Tours (D910)
Caractéristique : commune proche (10 km) de l'Indre-et-Loire 
Interprétation : limite entre les Pictons (Poitiers) et les Turons (Tours)
Note : un peu au nord d'Ingrandes, on trouve un lieudit Les Ormes (Roger Dion évoque le rôle de cet arbre dans le signalement des limites page 35)

86 et 87 VIENNE et HAUTE-VIENNE

Equilandes (ruisseau des)
Référence V6, L'494, lien particulier  
Formes anciennes :
Localisation : nom d'un cours d'eau affluent du Salleron, séparant les communes d'Azat-le-Ris (Bellac, Châteauponsac) et de Bourg-Archambault (Montmorillon, Montmorillon)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : sur un trajet Clermont-Ferrand>Poitiers (?)
Caractéristique : cours d'eau limite entre la Haute-Vienne et la Vienne
Interprétation : limite entre les Lémovices (Limoges) et les Pictons (Poitiers)

88 VOSGES
Augronne
Référence L125 (« Eaugronne »), L'494
Formes anciennes :
Localisation : cours d’eau arrosant Plombières-les-Bains (arrondissement d'Epinal, canton du Val d'Ajol)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : commune limitrophe de la Haute-Saône
Interprétation : limite entre les Leuques (Toul) et les Séquanes (Besançon)
Note : rivière autrefois appelée « Eaugrogne » (lien)

LISTE B (BELGIQUE ET LUXEMBOURG)

BELGIQUE
la Géronne
Référence V9, lien particulier  
Formes anciennes : 
Localisation : nom d'un ruisseau affluent de la Sûre, confluent près de Volaiville dans la commune de Léglise (province de Luxembourg, arrondissement de Neufchâteau) 
Cartographie : nom absent sur Google Maps
Situation : ?
Caractéristique : à la limite des anciens diocèses de Trèves et de Liège
Interprétation : limite entre Trévires (Trèves) et ?

Girondelles
Référence V7 
Formes anciennes : 
Localisation : nom d'une rue de la commune de Couvin (province de Namur, arrondissement de Philippeville) (selon V : nom d'un ruisseau)
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : ?
Caractéristique : commune limitrophe de la France
Interprétation : ?

Guéronde

Référence V7, lien particulier  
Formes anciennes : V : à le Ghieronde (1466 = à l'Eghieronde)
Localisation : quartier de la commune d'Antoing (province du Hainaut) (anciennement hameau à la périphérie de Tournai) 
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : à 3 km au sud-est de Tournai
Caractéristique : sur l'Escaut, limite entre les anciens diocèses de Tournai et de Cambrai
Interprétation : ?

Huerande

Référence V7
Forme attestée en 1270
Localisation : lieudit (bois) proche de Torgny (commune de Rouvroy, province de Luxembourg, arrondissement de Virton)
Cartographie : rien sur Google Maps
Situation : pas très loin de Marville (Meuse)
Caractéristique : commune limitrophe de la France (Meuse)
Note : ancienne limite entre deux doyennés du diocèse de Trèves (Longuyon et Juvigny)
Interprétation : ?

Hérande
Référence F, V8, lien particulier  
Formes anciennes :
Localisation : lieudit (ferme) de la commune de Saint-Gérard (province de Namur, arrondissement de Namur)
Cartographie : Google Maps (lien)
Caractéristique : ?
Interprétation : ?

Héron 
Référence F, V8
Formes anciennes :
Localisation : province de Liège, arrondissement de Huy
Cartographie : Google Maps (lien)
Situation : commune proche de la Meuse, entre Namur (15 km à l'ouest) et Liège (30 km à l'est) ; aussi traversée par une route dite « Chaussée de Wavre » (en direction de Bruxelles) 
Caractéristique : ?
Interprétation : ?

LUXEMBOURG

Hehrend
Référence : V7
Formes anciennes :
Localisation : ancien lieudit de Tétange, quartier de la commune de Kayl (canton d'Esch-sur-Alzette) 
Cartographie : rien sur Google Maps
Caractéristique : sur l'ancienne limite des diocèses de Trèves et de Metz
Interprétation : limite entre Trévires (Trèves) et Médiomatrices (Metz)


Hierent
Référence V7
Formes anciennes : V : Herenth (1695)
Localisation : ancien lieudit de Welscheid, quartier de la commune de Bourscheid (canton de Diekirch) 
Cartographie : rien sur Google Maps
Caractéristique : près de l'ancienne limite des diocèses de Trèves et de Liège
Interprétation : limite entre Trévires (Trèves) et ?

Herelter Bach
Référence V7
Formes anciennes :
Localisation : nom d'un ruisseau de la commune de Putscheid (canton de Vianden) 
Cartographie : rien sur Google Maps
Caractéristique : sur l'ancienne limite des diocèses de Trèves et de Metz
Interprétation : limite entre Trévires (Trèves) et ?

Ces trois toponymes luxembourgeois sont sujets à caution dans la mesure où ils n'apparaissent pas non plus sur Internet.




Création : 28 mars 2018
Mise à jour : 18 septembre 2018 (ajouts d'informations provenant de Lebel, 1937)
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Territoires
Page : 69. Le toponyme Ingrandes 2 : Liste
Lien : http://jrichardterritoires.blogspot.fr/2018/03/le-toponyme-ingrandes-2-liste.html