mercredi 11 décembre 2019

QH 72. Le 420ème escadron de transport et de circulation (1976-1977)

Quelques remarques sur une unité de l’ancienne 11ème division parachutiste


Classement : souvenirs personnels ; service militaire




Référence
*Expérience personnelle : c’est là que j’ai effectué l’essentiel de mon service militaire (contingent 1976/8, « la 8 »)

Le 420ème ETC dans l’organigramme de la division
C’était une des unités (arme du Train) qui composaient le 420ème Bataillon de commandement et de soutien (1ère Brigade parachutiste). 
Les autres compagnies du bataillon étaient : la Compagnie de commandement et de quartier général (CCQG, des Troupes de marine) et la Compagnie légère de transmissions (CLT, des Transmissions). Il était stationné à Toulouse ; son homologue pour la 2ème Brigade parachutiste était le 425ème BCS, à Auch).
En mai ou juin 1977, il a été renommé 420ème BPCS (P pour « parachutiste »).
Il a été dissout en 1979, ainsi que le 425ème BPCS.

En ce qui me concerne
Après avoir été incorporé au 17ème RGAP (Montauban) le 2 août 1976, je suis arrivé au 420ème ETC dès le 21 août 1976, avec deux autres appelés de la 8, envoyés en avance en vue d’une formation « transmissions ». Nous avons d’abord été envoyés à l’ETAP (Pau) passer le brevet parachutiste en même temps que les appelés de la 6 de la CCQG, en retard, car ils avaient été occupés en juillet-août à l’« opération paille » destinée à aider les agriculteurs.
Suite à une fracture, je ne suis revenu au 420ème ETC que fin octobre et j’ai été affecté au secrétariat.

Casernement : Pérignon, la Rouaysse, Pau
En août 1976, l’ETC se trouvait encore à la caserne Pérignon (2 rue Pérignon) ; à mon retour, il était installé au camp de la Rouaysse, situé sur la D112 (« route d’Agde », puis « route de Lavaur »).
Juste à la fin de ma période de service, l’escadron a déménagé à Pau où le contingent 76/8 a été libéré le 27 juillet 1977.
Pour autant que je me rappelle, ce déménagement concernait le bataillon tout entier, il s’accompagnait de changements dans l’organigramme, mais je n’ai pas connaissance du détail.

Le camp de la Rouaysse
Une chose curieuse est qu’à l’heure actuelle, je ne trouve pas d'informations relatives à ce camp sur Internet ; cependant , le nom « la Rouaysse » existe en relation avec cette zone de la route de Lavaur (lienou, pour un texte plus ancien, avec Toulouse (lien).

Si on se reporte à Google Maps (lien), le camp se trouvait au-delà du centre commercial Auchan, qui à l’époque portait l’enseigne « Mammouth » (lien; ce magasin a eu une certaine notoriété parce que, peu avant Noël 1976 (j’étais en permission, j’en ai entendu parler seulement par la suite), il s’y produisit une « grève des caissières » qui permit à pas mal de gens de remplir gratuitement leur caddies (lien).
Le camp existe encore (image satellite, lien) ; il se trouve au bout de la voie appelée Chemin de l'Armée, environ 300 m au-delà du centre commercial. Le chemin de Montredon passait devant l'entrée du camp et permettait d'aller à pied vers le centre commercial ; à l'époque c'était un chemin de terre bordée de deux hautes haies, je ne pense pas qu'il traversait une zone pavillonnaire
La disposition des bâtiments du camps sur cette vue satellite est à peu près semblable à ce que je me rappelle. 

Unités présentes au camp en 1976-1977
En plus du 420ème escadron de transport et de circulation, il s’y trouvait
*une partie de la CCQG (le service d’intendance), avec un adjudant-chef et un sergent ;
*une section des transmissions, avec un lieutenant (elle n’appartenait pas à la 11ème DP).

Activités
S’agissant d’une unité du train, l’escadron était doté d’un nombre relativement élevé de camions de taille moyenne (des « GMC ») et l’essentiel de l’activité tournait autour de l’entretien des véhicules et des missions de transports. L’unité avait un garage important ; le camp avait une station-service (avec une quantité de réserve, dite « de la MOB », et un surplus disponible pour les usages courants et moins courants).
Il y avait aussi quelques motocyclettes (sans doute en vue d’éventuelles opérations de « circulation ») ; au printemps 1977, le groupe concerné a effectué un « raid » Toulouse-La Rochelle.
Pour information : à ma connaissance, aucun de ces véhicules n’a jamais « tourné » dans le camp juste pour « brûler de l’essence » : en effet, chaque ordre de mission comportait l’allocation d’essence ad hoc et il n’y avait nullement besoin de provoquer une consommation supérieure à ce qui était nécessaire, juste afin de « conserver l’allocation pour l’année suivante ».

Le commandement
*capitaine Roediger (sans doute Jean-Claude Roediger, décédé en 2010, lien)
*lieutenant Mazingue (peut-être M. Charlie Mazingue, par la suite lieutenant-colonel (lien), puis colonel de réserve (lien)
*lieutenant Fréchou
*lieutenant Barrière (?)
*adjudant, puis adjudant-chef Coz (adjudant d’escadron, puis responsable d’une unité transports)
*adjudant, puis adjudant-chef ? (adjudant d’escadron)
*adjudant ? (responsable du garage)
*adjudant Portes (responsable du secrétariat, puis d’une unité de transports)
*maréchal des logis-chef Szewczyk (son adjoint, puis successeur)
*mdl-chef Grèzes (responsable des opérations de transport)
*mdl-chef Riguidel (responsable du peloton des transmissions, où j’aurais dû me trouver)
*mdl-chef Molière (transports)
*mdl Moliné (responsable du réfectoire)
*sergent Dreux, détaché des Troupes de marine, je ne sais pas pour quelle raison, et qui a d’ailleurs été muté à la Réunion en juin 1977 (au 2ème RPIMa stationné à Saint-Pierre, je suppose).

Divers
L’escadron avait la particularité d’incorporer quasi exclusivement des appelés de l’Ouest (régions Pays de la Loire, Bretagne et Basse-Normandie).



Création : 11 décembre 2019
Mise à jour :
Révision :
Auteur : Jacques Richard
Blog : Questions d’histoire
Page : QH 72. Le 420ème escadron de transport et de circulation (1976-1977)
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